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J’ai quelque chose à vous dire… En fait, des choses à vous dire, j’en ai au moins 1000, mais il faut bien commencer quelque part. Figurez-vous que, lors de mes…
J’ai quelque chose à vous dire…
En fait, des choses à vous dire, j’en ai au moins 1000, mais il faut bien commencer quelque part. Figurez-vous que, lors de mes escapades du week-end, j’en ai appris de belles ! Ah les bruits de couloir, les “il paraît que”… c’est toujours une belle gourmandise à se mettre sous la dent.
Quasi miracle & presque sacré
Débutons notre série par un destin peu commun. J’en veux pour preuve l’histoire du Château nommé, à l’époque, “Haut-Bages”. En 1897, Anne-Françoise, héritière du domaine, décide de faire construire une réplique exacte de la grotte de Massabielle à Lourdes, sur la commune de Pauillac, dans le hameau d’Artigues : cette grotte en tous points pareille à l’originale accueillait même ses visiteurs avec une statue de la Vierg. Chaque année, Anne-Françoise envoyait un fût de son vin à Lourdes et recevait en échange un tonneau d’eau bénite. La légende dit qu’elle nourrissait sa vigne de cette eau : en fait, chers lecteurs, nous sûmes (oui, de temps en temps il est bon d’employer le passé simple) qu’Anne-Françoise, ou devrais-je l’appeler “l’héritière cachotière”, distribuait aussi l’eau bénite aux pèlerins de passage. Ce “petit Lourdes” possède encore aujourd’hui une fontaine où le promeneur curieux peut venir s’abreuver. Sacrée histoire que celle d’Anne-Françoise, qui changea son vin en eau, vous en conviendrez.

La Grotte d’Artigues ©Fabrice Fatin
Oui, je sais, il est bien ce secret… Je vous vois trépigner à l’idée de découvrir encore ce qui se raconte sur nos terres : quelle impatience ! Devant tant de curiosité, et ce n’était pas prévu, je poursuis mon récit.
Cette fois, je vous emmène en Entre-deux-Mers. “Oui, l’Entre-deux-Mers, moi je connais, j’me souviens encore de la rigolade en mars dernier quand je suis allée déguster entre potes un petit verre de blanc et des huîtres sur le Bassin’ : on vous entend d’ici relater vos multiples expériences avec ce vin qui fait aussi office de madeleine, mais savez-vous comment ce vignoble est né? Ah, c’est marrant, d’un coup moins de mains se lèvent. Déjà, avant de raconter le “comment”, il faut revenir sur le “quand” : 1079, soit pile 900 ans avant ma naissance (un indice pour vous à la maison). Donc revenons à nos moutons : un moine bénédictin fonde, à ce moment-là, l’abbaye de la Sauve-Majeure. Il l’appelle ainsi parce qu’elle se trouve en plein milieu d’une vaste forêt, ou en latin silva major. L’abbaye va s’étendre rapidement grâce au soutien des ducs d’Aquitaine et à son emplacement privilégié sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle : de fil en aiguille, les moines y plantent des vignes. Tadaaaaa! Le vignoble, que dis-je, le fameux vignoble d’Entre-deux-Mers, est né. Si vous allez à l’abbaye, ouvrez grand vos yeux : le lieu est empli d’empreintes viticoles, c’est son identité à part entière puisqu’elle abrite aujourd’hui la Maison des vins. Une visite et un verre, s’il vous plaîîîîîît!!!!
Bon, je vous avais promis de mener l’enquête, et… spoiler alert : mission accomplie !
Le deuxième épisode de notre série Les secrets insolites du vignoble Bordelais est déjà en ligne, prêt à vous régaler avec de nouvelles anecdotes aussi surprenantes que savoureuses.
Alors, ne perdez pas une seconde : foncez lire la suite et venez débusquer avec moi les petites histoires que même les barriques n’osent plus raconter !
Immeuble Gironde – CS 92015
1 et 4 Terrasse du 8 mai 45
33076 Bordeaux Cedex
Tout nouveau, tout beau, plongez dans ce Hors-série Pulpe, le magazine gourmand de l’irrésistible vignoble bordelais !