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Résumé IA

Je suis né pour faire du vin et raconter des conneries », affirme avec un sourire malicieux Alain Tourenne, 56 ans. C’est en 2008, après avoir officié durant dix-sept ans dans la prestation de service viticole et comme maître de chai à Loupiac, que ce fils et petit-fils d’agriculteurs vignerons concrétisera son « envie de retourner à la terre » en se portant acquéreur de son propre domaine : le Château Beynat, à Saint- Magne de Castillon. « Cette propriété présentait bien des atouts, commente Alain Tourenne. C’est un très bel endroit plus que centenaire, et la famille à qui je l’ai rachetée la détenait depuis 1917 et vendait déjà en bouteille depuis les années 1970.


La patte tourenne

Dès le rachat, le nouveau propriétaire s’installe sur le domaine et retrousse ses manches pour convertir le vignoble de treize hectares à l’agriculture biologique, puis à la biodynamie, avec à la clé des vins « vivants, parés d’une belle fraîcheur ». Millésime après millésime, il accroît aussi la taille de son exploitation, avec aujourd’hui 25 hectares dominés par les cépages rouges merlot, cabernets et malbec, adjoints de cinq hectares de cépages blancs. De cette démarche, naissent pas moins de dix-sept cuvées en rouge, blanc sec, moelleux (et bientôt blanc liquoreux), rosé et vin orange, reflétant la diversité de ses terroirs. Au coeur de leur variété, ces différents nectars offrent tous pour point commun « une intensité aromatique élevée liée à la sélection des raisins que j’opère et à la façon dont je travaille », précise le vigneron. Au Chaudron du Père Marches, il propose son rouge Château Beynat, « un joli rapport qualité-prix, à l’aromatique agréable, qui passe partout en restauration », la cuvée Léonard, « signature du domaine, un vin cousu main, racé, issu d’une sélection parcellaire de vieilles vignes, vendangé manuellement avec de petits rendements et élevé en fûts un an », ainsi que le blanc Sauvignon By Beynat « aromatique et frais, idéal pour l’apéritif », et le rosé Floyd By Beynat, « expressif et savoureux monocépage malbec ».

Le plein de projets

Toujours en ébullition, celui qui est surnommé « Alain le vigneron magicien » a perpétuellement une pluralité d’idées sous sa cape. Il brasse depuis trois ans sa propre bière « ni blanche ni rousse », baptisée La Brousse, à base d’ingrédients issus du domaine, eau de source du château, orge cultivé par ses soins et une pincée de raisin inclus dans le brassin pour lui donner sa jolie teinte ambrée. Grâce à une pluralité de cépages blancs introduits dans son vignoble, il remet aussi plus que jamais les cuvées blanches sur le devant de la scène, qui ne manqueront pas d’être mises à l’honneur lorsque la consécration de l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux en blanc sera actée.

Son vin de #BordeauxLocal pour…

  • Un apéritif : un crémant blanc du Château Moulin de Peyronin (Bordeaux).
  • Un pique-nique : le blanc du Clos de la Molénie (Bordeaux).
  • Un dîner : un rouge du Château Roque le Mayne (Castillon Côtes de Bordeaux).

Ses belles adresses #BordeauxLocal

  • Le Zinc Authentique à Libourne, on s’est entendus en moins de 20 secondes, on y mange bien, il a beaucoup de vins de Bordeaux et toujours des bouteilles ouvertes à déguster.
  • Un gros coup de coeur pour les vins du Château Bois de la Gravette et sa vigneronne Lucie Mançais.
  • Mes amis et partenaires du Bercail (Saint-Magne-de- Castillon), brasserie, bar à vin et petite restauration. Tous les mercredis soirs de juillet, ils viennent à la propriété avec leur foodtruck « Les Blancs Becs » pour une soirée « Beynat Bar ».

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